Missing N°3D
Architectures d’écoutes



Le Missing Numéro invite les auteurs du Selluloid Restaurant lors d’une résidence du 5 au 17 Août, à construire avec des étudiants issus de la Villa Arson et des Beaux-Arts de Rennes, des micro-architectures conçues comme des lieux particuliers d’écoute. Une programmation de vidéo, d’albums, de conférences enregistrées et de lives audio/visuels viendra diversifier cette idée de mise en scène de la musique, et de la re-localisation des musiques différées, comme nous les consommons chaque jour par le disque, le fichier ou le streaming.



Les artistes du Selluloid et les étudiants proposeront donc une interprétation des multiples projets diffusés afin de générer des formes architecturales par analogie au vocabulaire musical. Si l’acoustique et la fonction des espaces peuvent déterminer traditionnellement les musiques, il s’agit ici d’inverser ce rapport et de proposer les formes musicales comme référent de la construction.



Le Selluloid Restaurant alias Valentin Barry, François Daillant, Alban Paul Valmary, Antoine Lambin

Le projet du Selluloid Restaurant a démontré comment un lieu conçu spécifiquement pour écouter des musiques improvisées pouvait être construit, telle une architecture de l’improvisation, une architecture performée. Les concerts programmés s’adaptaient au placement des enceintes disséminées dans la structure, dans laquelle se trouvait également un réseau de micro contacts qui pouvait diffuser leurs captations dans le système son.

Le Selluloid a été conçu, construit, habité et dé-construit au fur et à mesure, du début à la fin par ses auteurs. Il a été inauguré à Berlin pour la galerie Erratum et s’est reproduit à Décines à Lyon au Toboggan.



On peut parler d’une lutherie de l’architecture: les micros contacts ont été utilisés pour retransmettre les sons de l’ouverture du lieu, percé, scié au vernissage pour pratiquer l’entrée dans ses galeries sinueuses. Les musiciens devaient donc également prendre en compte ces possibilités de l’instrument à l’échelle de l’espace et intégrer le public comme joueur potentiel de la structure. Un public souvent contorsionné, désorienté. Il paraît que certains spectateurs ont perdu la notion du temps dans l’enceinte du Sellulo.


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